dimanche 22 juin 2008

Hub'air

Bon, finalement, je vais vraisemblablement laisser tomber l'IAAG pour faire la formation via Hub'air (à Bruxelles). C'est exactement la même formation, ATPL en anglais avec la doc Bristol.

Avantages de le faire en Belgique : on passe l'examen à la date de son choix, sur ordinateur (donc on a le résultat immédiatement), on peut repasser les certifs éventuellement ratés sans attendre trois mois comme en France, et en plus l'examen ne coûte que 382 euros (950 euros en France)...

vendredi 20 juin 2008

Révisions de maths et de physique

J'ai reçu ce matin le dossier d'inscription à l'IAAG. Il est rempli, je le poste demain.

Et je continue mes révisions en maths et physique pour préparer le test d'entrée. Pour quelqu'un comme moi qui a passé un bac éco d'une part, et il y a 17 ans d'autre part, il y a un peu de boulot pour se remettre dans le bain !

Sur certains trucs, je me sens même un peu comme Valois :

Premiers bouquins de l'ATPL

En attendant de recevoir la doc Bristol, et parce que je suis impatient, je me suis acheté mardi sur Internet deux bouquins de l'ATPL pas trop chers : "ILS généralités", de l'ENAC, et "Moteurs à pistons" de l'institut Mermoz. Je les ai reçus ce matin.

J'ai lu le premier dans la matinée, pas très compliqué, mis à part la page sur les définitions radio-électriques des plans d'axe de piste et de descente, et les passages sur les variation des taux de modulation d'espace, que j'ai moins kiffé... :-)

Cet aprem, je me suis tapé les deux tiers du bouquin sur les moteurs à pistons. Bien plus complets que le manuel du pilote privé, et très intéressant. Le livre Mermoz est en français, mais traduit en anglais tous les éléments du moteur, et ça en fait un bon paquet, de la bielle (connecting rod) à l'arbre à cames (camshaft) en passant par la cylindrée (swept volume).

Mais la lecture de ces deux bouquins (qui ne sont certes pas les plus compliqués) me motivent à fond et m'enthousiasme, même !

mercredi 18 juin 2008

Courrier du CEMPN

Ce matin dans ma boîte aux lettres, une enveloppe avec un logo qui provoque un grand sourire : celui du CEMPN. Le courrier me confirme ma date de rendez-vous en août.

Ca commence à se préciser !

mardi 17 juin 2008

Licenciement

J'ai reçu ce matin la lettre recommandée de mon licenciement économique. C'est plutôt une bonne nouvelle, c'est synonyme de reprise de ma liberté pour bosser l'ATPL à plein temps !

J'ai aussi appelé le CEMPN, qui m'a donné un rendez-vous fin août pour ma visite médicale d'admission.

dimanche 15 juin 2008

Quelques doutes... vite dissipés

Sur Aeronet, je passe plusieurs heures à lire des sujets de passionnés, jeunes ou moins jeunes, qui envisagent de se lancer dans la formation autodidacte. Certains hésitent, étant donné la conjoncture et la flambée du prix du pétrole.

Quelques messages sont franchement pessimistes, et je m'interroge un peu. Mais pas trop longtemps. D'une part je ne prends pas de risque financier et je pourrai, dans le pire des cas, continuer la carrière que je mène depuis dix ans, et d'autre part, il faut savoir se lancer, si on est arrêté par les doutes, on n'arrive jamais à destination.

Je vais débourser 35 000 euros, mais même s'ils ne me permettent pas de trouver un boulot, ils n'auront pas été dépensé en pure perte : j'aurai passé mon ATPL, appris plein de choses, passé mon CPL, mes qualifs bimoteur et IR.

Et puis un rêve n'a pas de prix...

samedi 14 juin 2008

Choix des bouquins de l'ATPL théorique

Je viens de rediscuter avec mon pote pilote de ligne, en lui demandant quels étaient à son avis les meilleurs bouquins pour l'ATPL théorique.

Il ne me répond pas "Institut Mermoz" ou "ENAC", mais "Bristol". Une école anglaise dont, me dit-il, les bouquins sont très bien, et complétés par des DVD qui proposent les cours, avec des animations flash, des vidéos... Bref, un cours du 21e siècle, et non des bouquins à peine remis à jour depuis les années 70...

Je vais voir les deux démos vidéo sur le site de Bristol, et ça me plait déjà !

L'IAAG propose l'ATPL par correspondance et en anglais, avec justement les cours Bristol. Etudier les cours en anglais présente un gros avantage : on se familiarise dès le départ avec les termes anglo-saxons, et on s'améliore dans la langue de Shakespeare !

Je vais faire un tour sur le forum Aeronet, sur lequel je m'étais inscrit en 2001, mais où je n'avais pas posté depuis 2004, et je lis plusieurs messages qui me confortent dans l'idée de choisir cette solution.

Discussion avec un ami pilote de ligne

Ce 13 juin, ça y est, l'idée a germé dans ma tête : et si j'essayais ? J'en discute sur MSN avec un ami, jeune copilote sur Boeing 737 :

moi : j'ai envie de passer ma visite classe 1, pour voir si je l'aurais ou pas
lui : ben c'est pas trop compliqué à faire ça :), un peu cher mais pas compliqué
moi : le risque, si je la passe et que je l'ai, serait que je ne sois pas raisonnable et que je me lance dans un CPL-IR...
lui : ben c'est pas trop compliqué non plus :), un peu cher c'est tout :)

Je me fais l'avocat du diable :

moi : mais vu la conjoncture, ce serait pas forcément une bonne idée
lui : c'est sûr que ça ne semble pas être la plus souriante des périodes en ce moment :), mais bon, ce n'est jamais une décision "prudente" que de se lancer là-dedans de toutes façons.... tout dépend du "retour" que tu considérerais raisonnable

Et il m'explique que si j'espère, rapidement, trouver un boulot sur A320, ce n'est peut-être pas très raisonnable. Mais que si je suis prêt à commencer sur un avion plus petit, dans une petite compagnie, ça n'est pas forcément déraisonnable.

Je lui explique que j'ai de quoi me payer la formation sans avoir à emprunter, donc pas de risque financier, qu'après la formation le plan serait de reprendre un boulot "alimentaire" en attendant de trouver une place comme pilote.

Et je conclus : "J'en ai un peu marre de regretter tout le temps de ne pas être dans le plus beau bureau du monde. Il est peut-être temps de me donner les moyens d'essayer d'y arriver."

Et après m'avoir dit que ce ne serait pas forcément facile, il me dit : "Sachant tout cela, si tu as en plus l'argent nécessaire, et des regrets.... il faut y aller :)"

Pourquoi ce blog ?

Ce blog est destiné à raconter au jour le jour mon chemin vers un cockpit d'avion de ligne. J'ai 34 ans, et je me lance dans la préparation de l'examen théorique de pilote de ligne.

J'ai donc 34 ans, je rêve d'avions depuis que je suis petit. Je passe un bac éco et entame mes études sans envisager de devenir pilote de ligne, en raison de ma myopie qui m'empêche d'espérer avoir la classe 1, le visite médicale des pilotes professionnels. Je commence ma formation PPL (brevet de pilote privé d'avion) en 2000, je la termine l'année suivante. J'ai aujourd'hui un peu moins de 400 heures de vol, en grosse majorité en voyage.

Et aujourd'hui, enfin, je me décide. J'avais déjà envisagé de commencer l'ATPL théorique voici quelques années, et puis j'avais laissé tomber l'idée, n'envisageant pas d'emprunter pour financer ensuite la pratique.

Parallèlement à mon activité professionnelle, j'ai créé voici quelques années une boite avec plusieurs potes. Au bout de quelques années, une grosse boite est entrée dans notre capital, et m'a embauché. Et puis tout récemment, on constate qu'une restructuration est nécessaire. Mes associés et moi décidons de vendre nos parts, et il est convenu qu'ensuite, mon poste serait supprimé.

Et je me retrouve donc, aujourd'hui, licencié économique, avec plusieurs mois de salaire comme indemnités de départ. Et il se trouve que le produit de la vente de mes actions correspond en gros au montant nécessaire pour payer un ATPL puis CPL/IR/MCC.

En faisant le point, je constate une fois de plus que j'ai toujours le même regret : celui de ne pas avoir tenté d'accéder dans un cockpit (mis à part aux commandes de DR400, Cessna, Piper, Mousquetaire, J3 ou autres avions légers). En début de semaine, je me balade sur Aeronet, je lis quelques billets, et dans l'un d'eux, une citation me frappe :

"It is hard to fail, but it is worse never to have tried to succeed. In this life we get nothing save by effort." Franklin Delano Roosevelt

Et c'est peut-être cet ancien président américain qui m'a décidé. Je vais me lancer dans l'aventure. Ca me fonctionnera peut-être pas, mais ça sera moins grave que de regretter, jusqu'à la fin de mes jours, de ne pas avoir tenté.

Le pari est finalement assez raisonnable : ne pas rechercher de boulot tout de suite et commencer l'ATPL à distance et à plein temps (je peux tenir un certain nombre de mois avec mon indemnité de licenciement, en faisant un peu attention), puis me payer la pratique (sans avoir à emprunter d'argent, donc sans avoir à me soucier de pouvoir rembourser un prêt par la suite). Si j'arrive au bout de tout ça, je reprend un boulot "alimentaire" (j'ai 34 ans, des diplômes et 10 ans d'expérience, donc ça le fait) en attendant de trouver une place à l'avant droit d'un avion quelconque.

J'ai choisi de préparer l'ATPL en anglais, via l'IAAG, avec les cours Bristol dont plusieurs pilotes m'ont vanté la qualité (et je dois dire que les démos vidéos m'ont vraiment donné envie).