lundi 25 octobre 2010

De retour au Portugal

Récemment, je suis à nouveau parti au Portugal, et plus précisément à Porto, où j'étais déjà allé en avril dernier, juste après la fin de mon AEL. C'est un vol de près de trois heures, et nous montons donc vers notre plafond pratique : le niveau 280 (8 400 mètres). Et à cette altitude, quand on regarde par le hublot, il semble qu'il fasse un peu frisquet dehors...


Notre route est la même que la dernière fois. Elle nous fait passer à proximité de Nantes, puis au-dessus de l'île de Noirmoutier, dont je peux voir, de mon côté, la partie nord, avec l'Herbaudière, le bois de la Chaize, et Noirmoutier-en-l'île. Puis on passe très légèrement au nord de l'ile d'Yeu, dont on distingue ici l'extrémité sud-est, avec la forme caractéristique de la pointe des Corbeaux.


Et c'est parti pour un long survol de l'océan Atlantique, qui nous fait passer par le point ATLEN, puis par VES, le VOR des Asturies, par lequel nous abordons la péninsule ibérique.


Et voici l'Espagne, dont nus survolons les montagnes (la cordillière Cantabrique) et ses vallées recouvertes de nuages.


Et nous voici enfin à Porto, posés juste avant un Airbus d'Aigle Azur. Petite photo du minivan de la société de handling, dont le nom est un clin d'oeil à l'avion du président américain :


Pendant nos deux heures sur place, nous ne comptons plus le nombre de 737 de Ryanair que nous voyons se poser, rouler au terminal, débarquer et rembarquer rapidement, et repartir...


Notre patient embarqué, c'est reparti. Notre route du retour passe davantage au sud.


Après être passé à proximité de Bilbao, nous entamons à nouveau le survol du golfe de Gascogne. Dès que nous quittons les contrôleurs espagnols pour Brest Control, je négocie une directe sur Cholet...


Après une petite heure au-dessus de la flotte, nous arrivons sur la côte. Sur la gauche de la photo, la pointe de l'Aiguille et Les Sables d'Olonne :


Et ci-dessous, la forêt de Longeville, la pointe du Groui du cou et la pointe du Chiquet, et la Tranche sur mer.


Et nous voilà à Cholet. Juste à gauche du fuselage du Beech, on distingue la silhouette trapue de l'église du Sacré Coeur, située juste dans l'axe de piste.


Enfin, c'est le retour sur Paris. Au coucher du soleil, après une bonne journée, plus de 6 heures de vol et près de 3 000 kilomètres parcourues, le King Air attend d'être rentré dans son hangar...

8 commentaires:

Tom a dit…

Belle promenade y a
Quoi de particulier a Cholet tu as L'air d'y aller souvent ;)

malok a dit…

des mouchoirs à CHolet, des mouchoirs!

passiondesavions a dit…

Merci pour ce voyage si bien résumé, et ces superbes photos.

Les Planningeurs a dit…

Merci pour ce message. Il me semble qu'il manque la photo des sables.
Laurent

Anonyme a dit…

Je lis tous les posts de ce blog passionnant.
J'ai toujours des interrogation techniques, mais je n'ose pas poser trop de questions, de peur de m'éloigner du thème principal qui est plus humain que technique.
Cependant, quelque chose me turlupine:
Il me semble que l'écran est TRK UP
Dans une autre compagnie, j'ai vu North Up
Il me semble que l'on peut choisir aussi Desired track up.
Le Fcom de ta compagnie donne t il des consignes précises dans ce domaine?
Quels sont les avantages et les inconvénients de telle ou telle méthode?

LJ35 a dit…

Tom > Rien de spécial à Cholet ! J'y suis allé deux fois : la première pour aller chercher un organe, et la deuxième pour rapatrier un patient.

Grippe > En effet, j'ai mis deux fois la photo de La Tranche et j'ai oublié celle des Sables ! Je corrige à mon retour.

Anonyme > North Up, c'est moins pratique d'un point de vue navigation. Ca peut être sympa d'un point de vue touristique.

Anonyme a dit…

Très beau récit ! Merci à vous !

Sylvain

Adrian a dit…

287 kt de vitesse sol, le hublot qui givre... Personne ne t'as jamais dit de ne voler ni trop haut ni trop vite? :)