jeudi 17 septembre 2009

Circuits en Seneca

En anglais, tour de poste se dit "circuit". C'est donc des circuits que j'ai fait, hier et cet aprem, avec le Seneca. Les tours de piste, c'est certes basique, mais d'une part il faut que je m'habitue aux spécificités anglaises (le dead side, la façon d'intégrer le circuit qui est un peu différente, la phraséo...) et d'autre part, il faut rejoindre le circuit en étant commercial et opérationnel, et on demande beaucoup plus de rigueur qu'au pilote privé.

Chtite nav de rien du tout vers Nailworth, avant de mettre le cap sur Kemble, qui est à seulement 6 nautiques de Nailworth. 6 NM seulement, et je déboule à 140 noeuds, je suis à 2000 pieds alors que le circuit est à 1400 pieds, et en plus, étant donné que la piste en service est la 08, je dois, pour être opérationnel, m'intégrer directement en base main gauche.

L'aéroport est là, tout près, j'ai l'impression que je vais le toucher en tendant le bras, et je dois perdre 600 pieds et 50 noeuds, tout en trouvant le temps d'en placer une à la radio pour m'annoncer, tout ça en deux minutes environ. Bref, ça va vite. Me voilà en finale, et premier toucher. On redécolle travers la belle tour de contrôle, typique des vieux terrains anglais.


(C'est Kemble, mais je triche un peu, j'ai pris cette photo lundi dans le PA28)

Deuxième tour de piste, toucher, et en montée initiale, je perds un moteur... Le tour de piste suivant sera donc N-1.


Retour sur Bristol, entrée dans les espaces contrôlés via le rond point de Hicks Gate, puis cap sur les Barrow Tanks, et intégration en vent arrière 09. Je suis numéro 1 (ça change d'hier, quand j'ai dû faire 3 ou 4 tours en fin de vent arrière pour laisser passer deux Airbus), et je me pose sans volets.

mardi 15 septembre 2009

Vérifications dans le carnet de vol

Ce matin, en arrivant à l'école, je me gare à côté d'une grosse voiture grise :


La météo étant très moyenne, je décide de faire un peu de paperasserie pour m'occuper. Depuis que je suis arrivé à l'école, je constate que chaque élève, après son dernier test, passe une bonne journée dans les papiers avant de s'en aller. Dont plusieurs heures dans son carnet de vol. Avant de délivrer la licence CPL-IR, la CAA vérifie en effet si les totaux des heures de vol dans le carnet de vol et dans les registres de l'école sont les mêmes.

Il faut donc avoir le même nombre d'heures en CPL, le même nombre d'heures total pour l'IR (dont le même total en IR, puisque l'intégralité de chaque vol n'a pas lieu en IFR). Soit trois totaux, sachant que la CAA ne vérifie pas que les totaux, mais va aussi checker les vols pour pour si, à telle date, la carnet de vol et les papiers de l'école donnent les mêmes chiffres.

Comme chacun sait, le risque d'erreur dans une addition est proportionnel à la longueur de la colonne de chiffres qu'on doit additionner. Et à l'issue d'un CPL-IR-ME, il y a beaucoup de lignes dans le carnet de vol. Pour que ce soit plus amusant, les comptes de l'école sont en dizièmes d'heures, et dans mon carnet (comme dans ceux de pas mal d'autres élèves), ce sont des heures et des minutes. Si on indique la durée exacte du vol, par exemple 1h16, l'école va mettre 1,3 heures. Soit deux minutes de différence. On imagine la différence qu'on peut avoir après 50 vols...

Bref, pour éviter de passer une journée après le test à tout ça, je m'y suis mis ce matin. Après avoir repéré quelques erreurs dans mon carnet (et aussi dans les papiers de l'école), avoir faitdes additions dans tous les sens, et fait marcher ma souris Tippex, les totaux correspondent tous ! Ca, c'est fait !

Backseat CPL en Seneca

Après mes travaux de paperasse, et à défaut de voler, je décide de monter en backseat sur le vol d'un autre élève lui aussi en fin de CPL. Me voici donc au troisième rang du Seneca. Les pilotes ont toujours l'air aussi loin, je ne peux pas toucher l'arrière de leurs sièges en tendant le bras.

J'ai ma carte sur les genoux, et je lance le chrono aux points tournants, pour suivre la nav...


Nous partons vers Hungerford, avant un déroutement vers Thornbury, une ville située au nord de Bristol, et quelques kilomètres avant le Severn Bridge, le plus ancien des deux ponts qui traversent le Bristol Channel (ou la rivière Severn, pour être plus précis). Puis détour par Kemble pour y faire deux tours de piste.

Alors que nous sommes en route vers Hungerford, à 2 000 pieds QNH, le contrôle nous demande de rester sous 1 500 ft QFE, pour séparation de trafic. Changement de réglage du deuxième alti, et on voir arriver, droit dans le pare-brise, l'avion d'avec lequel on est séparés, et qui a un cap inverse. Il est 500 pieds plus haut, mais on le croirait plus près. Il s'agit d'un énorme C130 Hercules.


Alors qu'on repart vers Thornbury, on voit plusieurs champs en feu, c'est assez joli vu d'en haut. Après les tours de piste, cap sur Bristol. On arrive en vent arrière 09 alors que l'ATR 72 d'Air France/Airlinair est numéro 1. La tour nous prévient que si on ne s'insère pas entre l'ATR et l'Airbus qui le suit, on se retrouvera numéro 6 ! On serre donc l'ATR pour se poser juste derrière lui, et on a une clearance d'atterrissage dès que l'Air France aura libéré la piste.


Au roulage, on passe à côté d'un gros Gulfstream IV qui s'apprête à décoller. On troquerait bien le Seneca contre cette belle bête !

lundi 14 septembre 2009

Backseat et retour anticipé à Bristol

Aujourd'hui, j'ai fait mon premier vol en backseat d'un vol CPL. A quelques jours du test, il était temps ! J'ai donc embarqué sur la banquette arrière du B-NNEX, appelé "Binex" ici, puisque les Anglais semblent avoir l'habitude de prononcer les immatriculations de leurs avions, plutôt que de dire "Echo X-Ray" comme on dirait en France.

Départ via le Visual Reporting Point du lac de Chew Valley :


Navigation vers Hungerford (dans le Berkshire), à l'est de Bristol, puis déroutement sur Andoversford (dans le Gloucestershire), à l'est de Gloucester. Avant de mettre le cap sur l'aérodrome de Kemble pour y faire des tours de piste :


A Kemble, on trouve plein de gros machins garés le long de la piste :


Consultation de la carte, tenue bien pliée par une multitude de pinces (comme je l'ai déjà dit, ces cartes sont livrés dépliées (ou plutôt roulées) et sont gigantesques. Une fois pliées, elles font plusieurs centimètres d'épaisseur si on n'utilise pas ces pinces !


Et enfin, retour sur Bristol où nous voici en finale 09 :


J'ai ensuite pris mon Seneca pour une navigation vers Abberley (Worcestershire, 830 habitants en 2001, quand même, au sud-ouest de Birmingham). Un tout petit village, mais que j'ai réussi à trouver. Puis "diversion" sur Winchcombe, une petite ville (4 700 habitants), à l'est de Gloucester. Et je suis à mon tour allé à Kemble Airport pour faire des tours de piste.

Mais dès la fin du premier, Kemble Information nous demande de contacter Bristol Radar. Curieux, ça, qu'est ce qu'on a fait comme connerie en quittant les zones de Bristol ? Sur 125,650, Bristol nous explique qu'ils attendent un avion "susceptible de bloquer la piste pour un moment" et que si on ne veut pas poireauter, on nous suggère de rentrer tout de suite. Pendant que mon instructeur dit qu'on va en effet rentrer, je quitte ma vent arrière pour mettre le cap direct sur Bristol, et je passe à 30 pouces pour prendre notre vitesse de croisière de 140 noeuds.

Ca ne suffit pas à mon FI, qui pousse un peu les bourrins pour monter à 150 kt. Soit environ 170 noeuds de vitesse sol. Ca speede ! On arrive en vent arrière, je réduis un peu (quand même) et zou, nous voilà posés en 09. Et finalement, personne n'a bloqué la piste après nous. C'était bien la peine de se presser !

dimanche 13 septembre 2009

Journée de repos entre étudiants étrangers

Ce dimanche, sortie avec deux autres élèves de l'école. On va à Bath, située à une vingtaine de kilomètres ou sud-est de Bristol. Ville célèbre pour ses bains romains (d'où son nom). Elle posssède également une belle cathédrale :


Et elle est traversée par la rivière Avon :

De retour à Bristol, on a retrouvé deux autres élèves pour aller boire un verre au "Bridge Cafe", un bar possédant une immense terrasse orientée l'ouest (donc en plein soleil en fin d'après-midi) et donnant sur le très joli Clifton Suspension Bridge, symbole de la ville de Bristol.

Ce qui est sympa dans mon école, c'est qu'il y a des étudiants d'un peu partout, et c'est très chouette de pouvoir lier connaissance et partager des expériences aéronautiques avec des pilotes anglais, gallois, écossais et irlandais, bien sûr, mais aussi de plusieurs autres pays européens : France, Belgique, Italie, Suède, Grèce, République Tchèque... Et grâce à Internet, ce sera facile de garder contact avec une partie d'entre eux.