dimanche 14 avril 2002

Week-end à l'île d'Yeu

Encore un week-end à l'île d'Yeu. Cette fois, j'emmène ma tante avec moi. C'est une première pour elle, qui a une maison sur l'île, mais n'y est jamais allé autrement qu'en bateau.

Son baptême de l'air se passe bien, et après une escale à Saint-Nazaire pour ravitailler et pouvoir rentrer à Paris le lendemain d'une seule traite, voici la traversée maritime et l'île d'Yeu. Petit passage au-dessus de la pointe des Corbeaux :


Puis passage verticale du terrain pour s'intégrer en vent arrière.


En vent arrière sur la mer...


On se pose, on va à la maison, et ma tante a dû mal à réaliser qu'elle est déjà arrivée, à peine trois heures après notre départ de Paris, sans avoir eu à prendre le bateau, sans être passé par Fromentine et Port Joinville...

Il fait un temps superbe, alors on profite de la terrasse, de la plage... Bref, du week-end !


C'est quand même bien sympa de pouvoir aller en week-end dans un endroit aussi beau et dépaysant que l'île d'Yeu, en un coup d'ailes et en 2h30 depuis Paris, bien plus vite qu'en prenant la voiture ou le TGV !

lundi 1 avril 2002

Belle-Ile, Quiberon et La Baule

6hPour les trois jours de ce week-end de Pâques, direction la Bretagne ! La première escale sera à Belle Ile. Je pars avec deux copains en PA28 de Lognes. Après environ deux heures de vol, on arrive sur la Villaine, qu'on suit jusqu'à la presque-ile de Rhuys. Et voici la mer... Avant d'arriver à Belle Ile, on survole la petite île de Houat.


Nous voilà posés à Belle Ile, où le club house de l'aéroclub est une jolie maison aux murs blancs :


A l'intérieur, une grosse maquette de DC-3 aux couleurs de l'aéroclub.


Après le déjeuner sur le petit port de Sauzon, c'est parti pour une longue balade. Faire le tour de l'île (enfin une partie !) à pieds est un vrai régal par ce temps.


Voyager en avion, ce n'est pas que faire des heures de vol, c'est aussi prendre le temps de visiter et de profiter de la destination ! Et Belle Ile, comme Yeu, est une escale de choix !


Alors qu'on s'apprête à redécoller, on entend sur la fréquence Jean-Pierre, un copain lyonnais qui arrive verticale ! Je décolle, et on part vers Quiberon, nous devant, JP deux minutes derrière. Finale sur la mer, on a l'impression de se poser sur un porte-avions ! Douze avions sont déjà sur le parking, mais on finit par trouver de la place dans l'herbe pour nos deux avions. Soirée entre pilotes, et on passe la nuit à Quiberon.

Le lendemain, on repart vers Saint-Nazaire, pour y retrouver encore des amis. Nouveau saut de puce vers La Baule pour prendre un verre au restaurant de l'aérodrome, puis retour sur Saint-Nazaire où on passe la soirée et la nuit.

Lundi midi, c'est sous le soleil qu'on repart, JP vers Lyon et moi vers Lognes, chacun dans son PA28.



Vol de retour au-dessus d'une petite couche clairsemée de nuages.

A l'approche du point Sierra Alpha du transit de Brétigny :

Encore un beau week-end aéro, en ayant posé les roues sur pas moins de quatre terrains, fait 6h50 de vol, et passé beaucoup de temps avec des copains...

dimanche 3 mars 2002

Vers le pont de Normandie

Aujourd'hui, en compagnie d'un pote, on voulait aller voir Etretat. Nous voilà donc partis de Lognes, et après le tour de Paris par le sud, on longe la Seine et ses méandres, et on passe devant les falaises des Andelys :


Vers Etretat, il ne fait pas beau du tout, on change donc de plan et on fonce vers l'estuaire de la Sein et le pont de Normandie.


Le pont que l'on distingue déjà au loin...


... alors que sous notre aile droite passe le pont de Tancarville.


Et nous voilà au-dessus de Honfleur et de son petit port entouré de maisons typiques.


Petit tour du pont de Normandie avant de prendre le chemin du retour...


Nous doublons une péniche, sans beaucoup de mérite !


Tour de Paris par le Sud, et arrivée sur Lognes par l'est, via le château de Ferrières :


Et nous voilà en finale 26, juste avant un changement de QFU.


Un avion attend au pied d'arrêt 08 que le changement de QFU ait eu lieu. Je dois donc faire un 180 sur la piste et la remonter pour sortir par le taxiway central, alors qu'en face de moi, un avion est aligné et attend que je libère la piste. Il sera le dernier à décoller en 26, le décollage suivant sera celui de l'avion qui attend au point d'arrêt 08...

dimanche 17 février 2002

Centenaire de la naissance de Lindbergh

Deux mois après le rassemblement à Charleville pour les 100 de la naissance de Mermoz, j'organise une autre rencontre de pilotes pour le centenaire de celle de Lindbergh. Les Etats-Unis étant un peu loin, j'ai choisi Lannion, l'aviateur américain ayant possédé une île non loin de là, sur la Côte de Granit Rose.

Je décolle de Lognes alors que deux autres avions partent de Toussus. On se retrouve vers le Mont-Saint Michel...


Et nous faisons un peu de vol en formation. Puis arrive Saint-Malo et ses remparts...


Et nous nous posons à Lannion, où les équipages arrivent petit à petit. Au total, six avions, venus de Pontivy, Toussus, Rennes, Lognes, et Bernay.


Après le déjeuner dans les locaux de l'aéroclub, nous repartons pour un petit vol local, afin de découvrir la côte et l'île de Lindbergh. On pousse jusqu'à l'île de Bréhat pour profiter de la superbe lumière rasante de la foin d'après-midi.

Dîner dans une crèperie, Bretagne oblige. Le lendemain, grande balade avant de reprendre le chemin de l'aérodrome. Sur le retour, on survole le cap Fréhel et le fort La Latte.


Vol de retour sans histoire vers Paris, sous le ciel bleu...



A 18h15, juste à temps pour saluer le coucher de soleil, nous nous posons à Lognes. Bilan, avec les détours et vols touristiques, 5h50 (!) de vol pour le week-end...

dimanche 20 janvier 2002

Yeu au mois de janvier

L'île d'Yeu est un endroit que je connais bien. Ma tante y a une maison, et j'y suis allé maintes fois en bateau. Après m'y être posé pour la première fois en juin dernier sur la route vers FOntenay le Comte, j'y vais pour la première fois en commandant de bord.

Samedi, 8h, debout ! En région parisienne, le plafond de nuages est très bas. C'est pas grave, on n'a pas l'avion avant midi. Je m'inquiète de mes passagers, qui se réveillent les uns après les autres. 11h30, nous voici à Lognes.

Nous avons beaucoup de bagages et nous sommes 4. Bah, le Régent embarque pas mal. Je vais mon devis de masse et centrage : 1122 kilos pour une masse max de 1100. Heu... C'est bizarre, de tête j'avais calculé moins ! Ha, si dans la case "réservoir central" je mettais 112 (kilos) et non 160 (litres), ça serait mieux. Et ça passe sans problème, pour le centrage aussi.

L'avion est chargé, la prévol est effectuée, tout est prêt... sauf le temps. Ca passe sans doute, mais on n'est pas pressés et on va attendre un peu, le plafond montant lentement. Départ à 13h, avec une petite heure de retard sur l'horaire prévu.

Ca secoue un peu, mais le plafond est tout bon, et la visi est excellente. On monte petit à petit en s'éloignant de Paris. Le ciel est tout bleu au dessus des nuages, on voit le soleil, et il y a de plus en plus de gros trous, c'est tentant. On grimpe, et le Régent monte à 1700 pieds/mn malgré 4 personnes à bord, 40 kilos de bagages, et pas mal d'essence.


Le niveau 65 sera un peu juste, on s'arrête donc au 85. Nantes Info signale à un IFR un VFR "à vos midi à 15 nautiques". Merde, on a un Airbus au cul ! :-) Il nous a au TCAS, a priori il ne devrait pas nous rouler dessus. Mais on ne le verra pas...


On se pose à Saint-Nazaire, après s'être poussés pour laisser passer un Airbus (un Beluga, qui transport des trançons d'Airbus) qui se pose avant nous. 


Escale à la Baule pour regfaire le plein, et cap sur l'île d'Yeu. Une directe La Baule-Yeu nous ferait survoler 40 nautiques d'eau, et je ne suis pas chaud. On vise donc la pointe de Saint-Gildas pour traverser l'estuaire de la Loire, puis Noirmoutier pour passer la baie de Bourgneuf. Nous voilà au niveau 65, on va pouvoir foncer direct sur Yeu à présent.

C'est bon, on voit l'île et on commence notre descente. Personne ne répond à la radio, c'est pas bien grave. Verticale du terrain à 3500 pieds. Grand tour de l'île par la pointe du But, Port Joinville, et la pointe des corbeaux. Aux deux extrémités de l'île, les vagues se fracassent contre les rochers, soulevant de gros paquets d'écume. C'est un spectacle de toute beauté et on est bien contents d'être là...


Le vent est plein travers, mais on se pose sans problème. On va se garer à côté du DR400-120 d'Eric, qui s'ennuyait tout seul sur le parking. "Je ne m'attendais pas à avoir autant de trafic aujourd'hui" me dit l'agent AFIS, qui a déménagé son bureau depuis la dernière fois, pour cause de travaux. Lors de ma dernière visite, la tour était en construction, elle est désormais terminée, peinte en blanc pour s'intégrer au mieux aux autres bâtiments.


 Pendant qu'on débarque les bagages de l'avion, l'AFIS me fait de grands signes de loin, et me crie "1 2 3 4 5 !" "Des amis à vous" entends-je malgré le bruit du vent et des vagues. On va donc utiliser la petite AR108 pour écouter 123.45. Chouette alors, c'est Yvan, un copain, qui nous fait un coucou depuis son Embraer au niveau 180 ! Ca c'est super sympa ! 

Le taxi nous emmène vers notre lieu de villégiature, où nous allumons le chauffage pour réchauffer la maison en attendant les vélos qu'on vient nous livrer à domicile. Puis cap sur Port Joinville, où nous commençons par une étape à l'incontournable bar de l'Escadrille. C'est toujours un plaisir de boite un verre dans ce bar dont les murs sont couverts de photos et dessins d'artistes d'avions et d'hélicos. Les chanteurs occupent la scène, et on se marre bien à chanter en choeur...


On reprend les vélos pour aller dîner dans un petit resto à la sortie de Port Joinville. Repas très sympa au cours duquel se succèdent les récits. C'est tout le charme des rencontres de pilotes, que de partager ensemble tous ces souvenirs aéro... Retour au bar de l'Escadrille, puis retour à la maison et dodo.

Dimanche matin, on enfourche à nouveau les vélos. En ce mois de janvier, l'île est déserte, on n'y croise que les Islais et quelques rares continentaux en week-end. C'est d'autant plus agréable et dépaysants pour les franciliens que nous sommes. A la pointe des Corbeaux, on gare les vélos et on progresse vers la pointe de rocher en rocher.

Le vent souffle bien et les vagues se fracassent sur les rochers. C'est aussi joli que vu d'avion hier, les embruns en plus... On mitraille pour immortaliser les paquets d'écume qui s'élèvent au dessus de la pointe au gré des vagues, puis on retourne aux vélos.

Poursuite de la balade à travers bois et petits groupes de maisons blanches aux toits de tuiles et aux volets bleus. J'ai beau ne plus compter mes séjours à Yeu , je ne m'en lasse pas... Puis il est temps de remettre le cap sur Port Joinville pour les derniers tours de pédalier avant de rendre les vélos au loueur. On s'achète des sandwichs pour ne pas perdre de temps, la nuit va arriver vite et on veut partir avec une confortable marge.

Décollage, et rapide traversée. La couche se soude en dessous, on appelle donc Nantes pour indiquer qu'on descend. ce n'est qu'à 1200 pieds qu'on passe sous les nuages. Le plafond remonte rapidement au fil des kilomètres. Les trois quarts du trajet se feront à environ 2000 pieds, pas de souci avec le plafond donc, et la visi est excellente. Ca secoue parfois un peu, mais c'est très supportable.


La vitesse indiquée est de 230 à 240 kilomètres à l'heure, mais le GPS nous indique à plusieurs reprise une vitesse sol de... 170 kts ! Près de 315 km/h quand même... On a le vent dans le cul, et il souffle bien ! Le voyage retour sera donc rapide : 1h45 bloc-bloc pour retourner à Lognes. Ce n'est pas mal du tout pour faire près de 450 kilomètres...

On descend un peu à l'approche de Paris, et de toutes façons, le plafond descend. A 3 minutes de Lognes, on n'est plus qu'à 1100 pieds QNH, sous la pluie. Mais les avions continuent de décoller... Verticale, vent arrière, et atterrissage en 26.

Bilan, 5h30 de vol en deux jours. Un week-end court, mais tellement dépaysant qu'on ne regrette pas d'avoir fait le voyage.  On est toujours un peu tristes de quitter l'île d'Yeu, mais on a une consolation de taille : on sait déjà qu'on y reviendra.