samedi 9 février 2019

Dix ans après mon CPL à Bristol, survol de l'aéroport au FL410

En février 2009, je passais les examens de l'ATPL, la partie théorique de la licence de pilote de ligne, avant de partir, début avril, à Bristol pour faire ma formation pratique de pilote professionnel. Cet après-midi, j'ai survolé l'aéroport de Bristol, au FL410 (12 500 mètres), l'altitude maximale de l'avion.


C'est la première fois que j'atteins cette altitude aux commandes d'un avion, et ça arrive justement le jour où je passe près de Bristol et 10 ans, presque au mois près, après le début de ma formation là bas...

mardi 1 janvier 2019

Bilan 2018

Avec 456 heures totales, je suis loin de battre en 2018 le record de 2017 (685 heures). C'est la cinquième année la plus chargée sur 19 années de vol. L'année a commencé avec une très faible activité : 14 heures entre le 1er janvier et le 22 avril : 2h25 de RJ85, mes deux derniers vols chez Cityjet et sur Avro, et le reste en SEP.

Au bilan de cette année donc 343 vols, 404 heures d'EJET, un peu plus de 2 heures de RJ85 et 50 heures de SEP (46 de PA28, 2 de Cessna 172 et 2 de Lionceau).

11 pays visités (Allemagne, Croatie, Danemark, Espagne, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suède) contre 9 en 2017 et 16 en 2016 avec le convoyage du PA28 en Afrique.

36 aéroports visités (Aberdeen, Amsterdam, Bâle, Biarritz, Billund, Brème, Caen, Cagliari, Calvi, Cork, Dusseldorf, Edinburgh, London City, De Gaulle, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Etampes, Francfort, Gênes, Goteborg, Hambourg, Hanovre, Lille, Lyon, Marseille, Newcastle, Nuremberg, Orléans, Pau, Perpignan, Rennes, Stuttgart, Turin, Toulon, Toussus le Noble, et Wroclav).




Janvier :

J'apprends que j'ai réussi les sélections de HOP! et que je commence la QT le mois suivant. Derniers vols sur RJ85 et chez Cityjet avec un aller-retour Amsterdam-London City-Amsterdam.

Février :

Retour en France avec le déménagement d'Amsterdam vers Paris. Début de la QT EJET chez Flight Safety au Bourget.

Mars :

Fin des simus, test de QT EJET.

Avril :

Début de l'Adaptation En Ligne (AEL).

Mai :

Lâcher En Ligne (CEL).

Juin :

Je croise une copine sur la fréquence à CDG. Une fois n'est pas coutume, c'est pendant un vol VFR que nous devons nous mettre en circuit d'attente. A notre retour d'Orléans, un CB se promène sur Toussus. Mon élève et moi attendons tranquillement au sud de Rambouillet qu'il passe pour pouvoir nous poser.

Juillet :

Je me rends à Chartres avec une collègue pour le départ du HOP! Tour des Jeunes Pilotes. Nous sommes parrain et marraine de candidats.

J'accepte sur un jour OFF une petite mission sympa : aller chercher un avion à Calvi. Le commandant de bord et moi descendons en mise en place, allons déjeuner sur le port en attendant que les mécanos terminent leur boulot, nous promenons vers la citadelle, avant de repartir vers l'aéroport pour ramener l'avion à Roissy à vide.

Août :

Je me mets (enfin !) au planeur. Je suis lâché solo, puis quelques jours plus tard, première casse câble réelle, et le dernier jour du mois, je suis laché Pégase.

Septembre :

Je passe ma 4000e heure de vol, tous engins confondus (avion, planeur, hélico) et j'obtiens ma licence de pilote de planeur.

Décembre : 

Passage de ma 400e heure de vol sur EJET, le 30 décembre, dernier jour de vol de l'année pour moi. Le même jour, premier déroutement avec HOP!, de Gênes vers Milan Malpensa pour cause de vent fort à Gênes, excédant la composante maximum de vent de travers.

lundi 24 décembre 2018

Le père Noël est un pilote de J3

Visite prévol soignée avant une longue nuit avec de nombreuses étapes !


mardi 11 décembre 2018

Coup d'oeil dans le rétro, souvenirs d'une nuit de transport d'organe

La vie étant ce qu'elle est, et l'humain étant un éternel insatisfait, on a trop souvent tendance à râler et à voir ce qui nous manque plutôt que ressentir de la gratitude pour ce qu'on a. Pour lutter contre cette tendance négative, il faut savoir relativiser, et ne pas oublier d'où on vient.

Je suis très heureux d'être chez HOP!, et je compte bien continuer à en être satisfait. Me rappeler de ce que je faisais il y a 5 ans ne peut que m'y aider. Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2013, j'étais en mission organe, j'avais dormi un peu plus de 2 heures avant d'être déclenché, volé vers Saint-Etienne, dormi un peu moins de 3 heures avant d'être réveillé par l'appel des chirurgiens, volé vers Paris, dormi enfin environ 3 heures dans mon lit, soit presque 8 heures de sommeil, mais en trois parties.


Et encore, cette nuit là, c'était le grand luxe, pendant que les chirurgiens prélevaient l'organe, d'avoir pu dormir sur un vrai lit et non dans l'avion (avec une température extérieure de 0 degré) ou sur un lit pliant comme c'était le cas la plupart du temps en mission organe.


A cette époque, j'étais envieux du rythme de vie (et des nuits au chaud) des pilotes de ligne. Mais, même quand je gagnais 1500 euros par mois en tant que copilote, je relativisais, en étant conscient que des dizaines de pilotes professionnels au chômage rêvaient d'être à ma place, même quand j'étais réveillé par le froid dans l'avion en pleine nuit à Strasbourg au mois de décembre.

Je n'oublierai pas ces débuts, formateurs mais difficiles, afin de continuer à relativiser dans les moments où l'envie de râler sur mon boulot pointera le bout de son nez... Beaucoup de nos collègues, dans l'entreprise depuis 15 ou 20 ans, nous disent d'ailleurs qu'apprendre les parcours des nouveaux entrants les aide, eux aussi, à relativiser et à se rappeler qu'ils sont dans une très bonne boîte !

vendredi 12 octobre 2018

1000 heures sur réacteur


Ce matin, en finale 26 à Lille, aux commandes d'un Embraer 170, j'ai passé ma 1000e heure de réacteur. C'était ma 281e heure sur EJET (109h sur Embraer 190 et 172h sur Embraer 170).


J'avais logué dès 2004, moins de 3 ans après mon PPL, mes premières heures sur jet, pendant le convoyage vers l'Afrique d'un L20 Delfin avec son propriétaire, également instructeur. 7 heures sur cette belle machine, jet d'entraînement des armées de l'air des pays du pacte de Varsovie dans les années 50 et 60.



Plus de 70% de mes heures réacteur ont, à ce jour, été réalisées sur Avro RJ85 chez Cityjet (712 heures de 2016 à 2018).


Même si je ne suis pas pressé du tout de changer de machine, je le demande, s'il y a un prochain jet dans quelques années, des chaînes de montage de quel constructeur il sera sorti... Airbus ? Boeing ? Bombardier ? Wait and see !